Altens franchit une nouvelle étape dans son développement en faveur de la mobilité bas-carbone, avec l’ouverture d’une nouvelle station BioGNC à Guise, dans l’Aisne.
Implantée au cœur de la ZI de la Briqueterie à Guise (02), cette installation est désormais opérationnelle et offre un avitaillement 24 h/24 et 7 j/7 pour tout type de véhicules.
Selon Altens, le plein de 120 kg de biométhane peut être réalisé en 10 à 15 minutes, un niveau de performance qui place cette station parmi les plus efficaces du réseau actuel. Deux pistes de distribution permettent de ravitailler simultanément plusieurs véhicules : jusqu’à six poids lourds par heure, garantissant un débit adapté aux besoins des flottes de transport ou de collecte urbaine locales.
« Nous ne nous contentons pas de fournir des énergies bas-carbone performantes : nous construisons un réseau fiable et pérenne, pensé pour les exigences opérationnelles des transporteurs », déclare Étienne Valtel, directeur général d’Altens. « L’ouverture de stations BioGNC, et bientôt multi-énergies, incarne notre volonté d’offrir des solutions durables pour réduire drastiquement l’empreinte carbone du transport, dès aujourd’hui. »
Une énergie produite localement au service des territoires et de la France
Dans un contexte énergétique européen encore marqué par la volatilité des cours du gaz, l’émergence de telles infrastructures constitue un véritable tournant. Le biométhane produit localement permet non seulement de sécuriser l’approvisionnement, grâce à des méthaniseurs implantés sur le territoire, mais aussi de réduire la dépendance aux importations d’énergies fossiles. Cette relocalisation de la production énergétique contribue ainsi à une plus grande autonomie stratégique, tout en créant de la valeur dans les filières agricoles et industrielles régionales. Le BioGNC devient ainsi un levier concret pour les territoires, et plus largement pour la France, de souveraineté économique et énergétique.
Le marché du gaz donne désormais des signaux plus favorables après plusieurs années de turbulence. Avant la crise énergétique, le Point d’Échange de Gaz (PEG) s’établissait autour de 18 €/MWh. Les perspectives pour 2025 indiquent un prix moyen attendu proche de 36 €/MWh, marquant la sortie de la phase critique traversée entre 2021 et 2024. Pour 2026-2027, la tendance s’oriente vers une correction modérée ou à une stabilisation durable : pas de retour aux niveaux historiquement bas, mais un écart désormais réduit face aux pics des dernières années. La montée en puissance des importations de GNL, la diversification accrue des sources d’approvisionnement, des stocks désormais mieux sécurisés, ainsi que les premiers signes d’apaisement géopolitique, notamment vis-à-vis de la Russie, contribuent à cet atterrissage progressif.
Ces perspectives améliorent l’attractivité du BioGNC en matière de TCO. Cette énergie devient de plus en plus compétitive face au diesel. Le surcoût reste en effet limité et compétitif vis-à-vis des autres alternatifs renouvelables ce qui est parfaitement raisonnable au regard des réductions massives d’émissions de CO₂, et de la contribution à la décarbonation du transport. Le BioGNC confirme ainsi sa place dans la transition énergétique des flottes professionnelles.
Avec cette station de Guise, et l’ouverture simultanée d’une installation BioGNC à Moret-Loing-et-Orvanne (77) et le début des travaux d’une station multi-énergies à Gondreville (54), Altens poursuit le déploiement d’un réseau d’infrastructures dédiées aux mobilités bas-carbone en France.